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 Lane boy. [RP test, badabam]

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Date d'inscription : 17/11/2015

MessageSujet: Re: Lane boy. [RP test, badabam]   Sam 5 Déc - 21:26

Light ne veut pas. Qu’importe, Swann a décidé de n’en faire qu’à sa tête. En même temps, a-t-il pensé un jour faire autrement ? Sa liberté. Au final, il a eu de la chance dans ses aventures, il n’a jamais eu à la monnayer, même lorsqu’il était au fond du trou. Et c’est une chance dans le monde de requin qu’est Pelagia. Pour l’instant, Swann a tout oublié. Seisyll qui boude on ne sait où (D’ailleurs, est-il en train de bouder ou s’est-il juste contenté de se vider une bouteille d’alcool et s’est-il endormi dans un coin de bar ? C’est déjà arrivé, rarement, mais s’il tient l’alcool dans une certaine mesure, ce dernier à des effets complétement soporifique sur sa composition de colosse.). Le mouvement Aldebaran. La compagnie. Les querelles de phares des mouvements que cette dernière, en la personne d’Angus Jager tente de réunir ou de noyauter, selon les points de vue. Non, pour l’instant, tout ça, il s’en fiche. Deux points d’intérêts surpassent tout le reste : L’histoire de Cal. Et sa retranscription en couleur. Déjà, il a attrapé un pinceau brosse et s’est redressé, arme à la main, fixant Cal, enregistrant les détails de son apparence. Il va chercher dans ses boites à pigment, commence à créer des couleurs sur une palette, ou plutôt une large planche en bois. Déjà, des touches de couleur sont posées sur le centre bas, avec attention. Des successions de touches de couleurs, de beige, d’orange, de sombre, et de blanc. Toutes les teintes de blanc nécessaires pour retranscrire les teintes que compose la chevelure de Cal.


Le travail est long, Swann travaille avec attention accroupi, tournant autour de son sujet. Combien de temps lui faut-il pour traiter de manière esquissée son sujet qui devient un buste sans visage, l’échine courbée. Deux grands ailes s’échappe, diaphane de son dos, vide. Swann commence par compléter ce qu’il sait, au final très peu de chose. Il place dans un coin un tourbillon de couleurs vives dont ne sait pas si elles agressent le protagoniste ou si au contraire elle le protège, forme une bulle. Une bulle de calme, de courte durée sans plus aucun problème matériel. Et puis tout au bout de la « frise », une silhouette d’homme massive, noir, tout droit sortie d’un cauchemar d’enfant. Silhouette terrifiante. Swann insiste, transmet son message. Une silhouette presque invisible, à la manière d’une bulle de savon multicolore, dont sortent des pinces qui tiennent, emprisonne la silhouette sombre, l’empêche d’agir, de blesser sans réfléchir. Même de blesser tout court. Puis retour au début de la frise, apposition du symbole de Juvino en blanc. La naissance, là par tout commence. Swann se redresse debout, semblant satisfait des bases posés, cherchant Cal du regard. Si lui n’a pas vu la presque heure et demi passer, il est fort probable que ce ne soit pas le cas de son spectateur/modèle qui a dû trouver le temps très long.


« Qui t’as dit qu’on allait écrire ? Je veux juste tes mots, qu’importe qu’ils soient solitaires ou nombreux, du moment qu’ils font sens. Et puis maintenant, t’es peint … enfin, y’aura que toi qui saura probablement que c’est toi mais bon, on s’en fiche, ça ne regarde que nous. Commençons par le commencement. Tu vois ce symbole ? C’est Juvino, c’est la naissance. Entre là et là, cela risque d’être assez vague, je crois qu’on ne se souvient en général pas de souvenir plus vieux que nos cinq ans, une question de construction du cerveau. Quelqu’un de Corb sera plus à même de t’expliquer. Le reste, c’est à toi de me le dire.»



Tout en causant, il continue de peindre. Aussi le manque de souvenir se voit symboliser par un trait bleu gris. Puis reste en suspens, dans l’attente du conte histoire, du conte passé.
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Date d'inscription : 22/06/2014

MessageSujet: Re: Lane boy. [RP test, badabam]   Sam 5 Déc - 22:37




Light ne comprend pas, la situation lui échappe. Il ne s’attendait pas à ça, il s’attendait juste à devoir raconter, avec des phrases toujours les plus courtes possible, l’histoire monotone de sa vie, toujours rythmée des mêmes choses, des coups, encaissés, rendus, et un art de la survie perfectionné depuis ses plus jeunes années. Il ne s’attendait certainement pas à ce que la tornade de couleurs, autrement appelée Swann, ne se décide à continuer de peindre. Et pour peindre quoi ? c’est la question qui traverse l’esprit du mercenaire. Pourquoi sortir de nouveaux pigments pour de la peinture et cette imposante planche de bois qui n’a strictement rien à faire dans cette chambre d’ami ? Light ricane légèrement, regrettant aussitôt de réveiller l’hématome à sa mâchoire. En parlant de couleurs, lui, il doit en avoir des pas mal, aussi.
Dans le genre bleu-violacé qui tire sur le jaune au niveau des bords. L’évolution normale d’un hématome et de la coagulation du sang. Le genre de choses qu’on apprend à l’université, ou dans la rue avec quelqu’un qui est allé plus loin que le certificat d’études qu’on délivre à toute personne ayant été sur les bancs de l’école jusqu’à ses seize ans.
Certainement pas son cas à lui.

Il regarde Swann bouger, faire volte-face, tirer ses couleurs le long de la planche de bois, arquant simplement un sourcil. Pourquoi ici, pourquoi maintenant, Light n’en a aucune idée, et poser la question lui traverse un instant l’esprit. Est-ce que Swann répondra ? Sans doute que non. Il a l’air trop absorbé par son travail du jour, il lui tourne autour, et Light se contente de prendre son mal en patience, et de regarder la planche de bois se transformer en une toute autre chose qu’une latte.
La patience, ça n’a jamais été son fort. Mais il a dû l’apprendre, au moins un minimum, parce que ce n’allait certainement pas être en fonçant dans le tas qu’il allait pouvoir réussir à se faire une place dans la Compagnie. Pour les plus revêches, peut-être, une bonne droite bien placée règle pas mal de problèmes dans les ruelles du niveau 3, mais pour ce qui est de son travail, il a dû apprendre la discrétion et la patience. Paraissait-il qu’elles allaient lui servir.
Il commence, tout doucement, à se rendre compte que la patience lui est utile. Ne serait-ce que pour supporter le ballet incessant de va-et-vient de Swann. Il commence à avoir le tournis, à le voir aller et venir, alors il ferme les yeux, et il commence, bêtement, à compter les secondes.

Il ne compte pas longtemps. Mais il garde les yeux fermés pour le moment. Il n’a pas envie de somnoler, encore moins de dormir, mais c’est plus simple pour attendre que de regarder Swann peinturlurer sa planche de bois avec il ne sait trop quoi. Au pire, ça lui fera une surprise, mais qu’est-ce qu’il s’en fiche. Il faudrait déjà qu’il sache
De temps en temps, Light rouvre les yeux, jette un coup d’œil au travail du peintre, sans rien y comprendre. Tout au plus, il reconnaît la silhouette aux cheveux trop pâles comme étant la sienne. Qui d’autre, sinon, ce n’est pas comme si Swann était un adepte de l’autoportrait. Swann a les cheveux beaucoup plus clairs, de toute façon. Ceux de Light sont encore gris, joyeux mélange de cheveux trop blancs et d’autres qui ont encore la teinte qu’ils auraient dû garder plus longtemps, en théorie. Ça aussi, il faudra qu’il le demande à quelqu’un de Corb s’il veut être sûr de la réponse. Pourquoi a-t-il des cheveux aussi clairs à son âge ? Bonne question. Au final, il s’en fout.

Tout ce qu’il sait, c’est que c’est long. Vraiment long. Une autre des raisons pour lesquelles il n’a jamais été porté sur la peinture : ça prend trop de temps. Trop d’attention. Il finirait simplement par faire des lambeaux avec les toiles et repeindrait les murs ou la porte de quelqu’un avec le surplus de pigments.
C’est finalement quand il n’entend plus le bruit du pinceau sur le bois qu’il se décide à reporter son attention sur Swann. La planche de bois est plus ou moins peinte de partout, excepté le milieu, peut-être, où il n’y a rien.
Light écoute Swann, sans rien dire, sans se départir de son air blasé, les bras autour de ses jambes qu’il a ramenées contre ses épaules, toujours adossé au bord du lit.

« Bon bah je vais commencer en te disant que c’était long. Du genre vraiment très long, j’ai eu la flemme de compter jusqu’au bout, la prochaine fois je t’emprunte une montre. »

Un vague sourire anime le coin de sa lèvre, et il ignore la piqûre du bleu laissé par Elek sur sa figure. Il va avoir du mal à passer inaperçu avec ça, mais il ne compte pas spécialement sortir de jour, de  toute façon. Il a ses moments oiseau de nuit, et ils peuvent durer longtemps.
Il hausse les épaules.

« Par où commencer… ? Mes parents sont morts. C’est un peu la seule certitude que j’ai, parce que le niveau 3, c’est pas non plus immense, et que s’ils m’avaient perdu, ils m’auraient quand même retrouvé un jour. J’ai pas de souvenirs de mon père, je suppose qu’il a été le premier à claquer et que j’étais encore très jeune. Ma mère… j’ai pas trop de souvenirs non plus. C’est flou. Je me souviens même pas de sa voix. »

Ça ne le gêne pas d’en parler. Mais comment éprouver le manque de quelque chose qu’on n’a jamais connu ? Ses parents n’ont pas été une partie intégrante de sa vie. Ils ont été un bref passage, avant qu’il ne finisse à la rue. Il a peut-être un souvenir de sa mère, sombre, où il voit une mèche de cheveux bruns dans la pâle lueur d’une lampe contre un mur extérieur. Peut-être qu’en fait, il vivait déjà dans la rue avant que sa mère ne disparaisse pour un autre monde.
Il n’a rien d’elle au fond de sa mémoire, il ne l’a jamais vue morte. Ça l’aurait marqué, autrement, mais quand il parle de ses parents, c’est comme s’ils n’avaient tout simplement jamais existé.

« Par contre je me souviens de la première fois que j’ai dû voler pour éviter de mourir de faim. Ça faisait bien deux jours que je cherchais à choper au moins un quignon de pain, j’ai fini par y arriver. »

C’était peu après que son statut d’orphelin n’ait été officialisé.
Light tourne la tête et regarde Swann, mi-blasé, mi-moqueur.

« Qu’est-ce que tu veux que je te raconte, sérieusement ? Tu veux chaque détail de la vie dans la rue, sans famille, obligé d’accepter l’aide de quelques personnes qui ne pensaient pas tout le temps qu’à elles pour pouvoir continuer d’être de ce monde ? Parfois on me laissait dormir à l’intérieur, sur un canapé, ou sur un tapis, avec une couverture. Parfois. Mais pas tout le temps. Et encore, en général, c’était mieux de rester dormir dehors. Le plus dur, ce sont les spots qu’ils mettent pour éclairer quand il est censé faire “jour”. Leur lumière est atroce, surtout quand ils viennent de s’allumer. »

Une petite grimace passe sur son visage. Les spots du niveau 3, pas ses préférés, mais il est obligé de vivre avec, et Pelagia a dû les installer pour empêcher l’intégralité des bas-fonds de se transformer en machine dont les rouages fonctionnent de rancune, d’amertume, de mécontentement et  d’envie de voir, au moins une fois dans sa vie, les rayons du soleil dont bénéficient les hautes sphères.
Nouveau haussement d’épaules de la part du jeune homme.

« Je servais de sac de frappe aux enfants les plus vieux, à l’occasion, aussi. »


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